Nicolas Armindo n’avait plus roulé en Championnat du Monde GT1 depuis Silverstone où il pilotait sur une Corvette C6.R/Mad Croc. A Navarra, l’Alsacien a renoué avec la série où il pilotait une Ford GT/Matech Competition en compagnie de Neel Jani. Il est peu de dire que son arrivée au sein du team suisse s’est faite en dernière minute, comme il nous le confiait avant de partir en piste : « Tout s’est fait quelques jours avant le meeting, si bien que je suis arrivé en Espagne sans connaître l’auto. En réalité, le team m’a appelé durant la finale de la Porsche Carrera Cup allemande à Hockenheim ». Dès les essais qualificatifs, Nicolas s’est de suite bien senti dans la Ford GT : « J’ai amené l’auto en Q3, si bien que notre place sur la grille de départ pour la course Qualificative était de bonne augure, en seconde ligne. Durant la course, j’ai roulé dans les mêmes chronos que Neel et nous avons terminé au pied du podium. Le pilotage de la Ford GT me convient bien. »
En début de saison, Nicolas devait rouler sur une Corvette/Phoenix : « Le budget n’était pas réuni et j’ai donc dû renoncer, plutôt que de prendre des risques. J’ai tout de même roulé à Silverstone sur une Corvette/Mad Croc, avec Xavier Maassen. J’ai ensuite reçu une offre pour rouler en Porsche Carrera Cup allemande chez Hermes Attempto Racing. J’étais ravi car c’est un championnat très relevé. Les pilotes sont quasiment tous en Porsche Supercup et tout le monde se bat à coup de dixièmes. »
Bien lui en a pris puisque le titre est tombé dans son escarcelle : « Je suis content de ce titre, sachant que je suis le premier français à l’avoir décroché. La Carrera Cup allemande est une bonne école pour s’adapter ensuite à tout type d’autos. Il suffit de voir ce que fait Richard (Westbrook) pour s’en convaincre. » La fin de saison approchant, il est de temps de préparer 2011 : « Rien n’est encore décidé mais cela fait maintenant six ans que je roule en Porsche Cup et relever un nouveau défi ne serait pas pour me déplaire, comme poursuivre en Championnat du Monde GT1. C’est une bonne motivation. Il y a aussi la possibilité de rouler en Championnat d’Europe GT3 ou en ADAC GT Masters. » Une chose est sûre, c’est que même si Matech Competition a revu à plusieurs reprises ses équipages depuis le début de saison, les nouveaux arrivants ont toujours été dans le coup et Nicolas ne déroge pas à la règle…
Propos recueillis par Laurent Mercier