Après le titre décroché en Formula Nippon en 2009, Loïc Duval a enrichi son palmarès au Japon en étant sacré champion en SUPER GT, en catégorie GT500, en compagnie de Takashi Kogure sur la Honda HSV-010 n°18 du Dome Racing. En effet, en se classant deuxièmes hier lors de la dernière manche 2010, Duval et Kogure, leaders du classement avec un petit point d’avance avant le départ, ont donné son premier titre à la Honda HSV-010. Après le titre ALMS obtenu par Simon Pagenaud, les victoires aux 24 Heures du Mans et de Spa de Romain Dumas, Loïc est notre troisième chroniqueur titré cette saison et nous le félicitons chaleureusement. De plus, Loïc et Kogure n’ont pas joué petit bras à Motegi puisqu’ils ont ferraillé pendant toute la course avec les champions 2009, André Lotterer et Juichi Wakisaka, qui ont fait le maximum pour conserver leur couronne.
La course
Le ciel était nuageux avant le départ, mais la piste était sèche, avec une température de l’air de 19°C et une température de la piste de 21°C, soit des conditions idéales pour cette finale 2010. C’est Loïc Duval qui était chargé de prendre le départ avec la Honda n°18, avec à ses côtés son principal rival pour le titre, le suédois Bjorn Wildheim (Lexus SC430 ENEOS n°6). Loïc, en pole position, prend un bon départ, tandis que Wirdheim écope d’un stop and go de 20 secondes (pour ne pas avoir respecté le feu rouge en bout de pitlane avant le tour de mise en grille). C’est bien mal engagé pour lui et son équipier Daisuke Ito, et le terrain est un peu plus dégagé pour Duval et Kogure. Wirdheim rentre exécuter sa pénalité au troisième tour, alors que Duval est en première position devant la Honda n°17 de Toshihiro Kaneishi, la Lexus Tom’s n°1 de Lotterer , la Nissan n°12 de Tsugio Matsuda et la Lexus n°35 de Kazuya Oshima, alors que Benoît Tréluyer (Nissan n°23) fait un beau début de course et remonte vers les avant-postes.
Au dixième tour, Loïc est toujours en tête, avec un peu moins de trois secondes d’avance sur Kaneishi, suivi à une seconde par Lotterer, Tréluyer est désormais quatrième et Matsuda cinquième. Lotterer est également à l’attaque et il passe Kaneishi au 13ème tour et part à la chasse de la Honda de Loïc Duval. La Lexus grappille du terrain tour après tour et au 17ème tour elle est dans les roues de la Honda. Lotterer est pressé et il double le français au 19ème tour. Cependant, à condition de garder cette deuxième place, Duval et Kogure sont toujours champions.
Matsuda est le premier à rentrer au stand pour le changement de pilote. Il est relayé par Ronnie Quintarelli au volant de la Nissan n°12. Lotterer stoppe au 22èème tour et Juichi Wakisaka prend le relais. Wirdheim, à l’arrière du peloton des GT500 après son stop and go, s’arrête au 23ème tour et est relayé par Daisuke Ito. Duval stoppe également au 23ème tour et Takashi Kogure pilote désormais la Honda n°18 qui est repartie derrière la Lexus de Wakisaka. C’est désormais la Honda n°17 de Kaneishi qui est en tête, devant la Nissan n°23 de Tréluyer et la Nissan n°24 de De Oliveira, ces trois voitures ne s’éant pas encore arrêtées. Kaneishi s’arrête au 25ème tour. L’arrêt est bref, on ne change que deux pneumatiques de la Honda n°17 et Tsukakoshi reprend la piste en quatrième position, juste devant Kogure. C’est désormais Tréluyer qui emmène le peloton, devant De Oliveira et Wakisaka. Benoît stoppe au 29ème tour et Satoshi Motoyama prend le dernier relais alors que De Oliveira, en Yokohama, prolonge son relais au maximum. Il mène la course devant Wakisaka, Kogure, qui a passé Tsukakoshi, et Hiroaki Ishiura (Lexus n°35).
De Oliveira stoppe enfin au 34ème tour et Wakisaka prend la tête devant Kogure, revenu à moins d’une seconde. Kogure semble ne pas se contenter de cette seconde place et passe à l’offensive, les deux voitures sont un instant bord à bord! La bataille perdure et l’écart entre la Nissan et la Honda n’excède jamais une demi-seconde. Alors que nombre de pilotes assureraient la deuxième place, suffisante pour être champion, Kogure veut victoire et titre!
A l’attaque du dernier tour, les positions n’ont pas évolué et Kogure est toujours menaçant. Il tente sa chance jusque dans le dernier virage mais Wakisaka conserve l’avantage et franchit la ligne d’arrivée avec trois dixièmes de seconde s’avance sur Kogure. Ce dernier et Loïc Duval se consolent évidemment avec le titre de Champions 2010. Tsukakoshi/Kaneishi prennent la troisième place devant la Lexus n°35 de Oshima/Ishiura et la Honda de Matsuda/Quintarelli. Le meilleur tour en course a été réussi par Loïc Duval en 1’46″770.
Les résultats de la course sont ici. Au classement pilotes, Loïc Duval et Takkashi Kogure sont donc champions avec 67 points, contre 62 à Juichi Wakisaka et André Lotterer et 53 à Koudai Tsukakoshi et Toshihiro Kaneishi. Daisuke Ito et Bjorn Wirdheim, les grands perdants de cette dernière manche, sont éjectés du podium et relégués en quatrième position avec 51 points tandis que Tsugio Matsuda et Ronnie Quintarelli, le premier équipage Nissan, sont cinquièmes avec 47 points. Le classement du SUPER GT 2010 est là.
Loïc Duval : “C’est génial, nous le voulions depuis le début de la saison, et nous avons tous travaillé pour décrocher le titre, c’est chose faite et je suis très très heureux! La course n’a pas été simple, nous avions choisi des pneus medium alors que les softs auraient été plus appropriés aux conditions de piste, du coup mon train de pneu s’est dégradé après 5 tours et je n’ai pas pu maintenir ma 1ère place, ensuite Kogure a pris le volant et n’a pas réussi à doubler la Toyota n°1, mais j’étais tellement nerveux devant l’écran de contrôle que je ne souhaitais qu’une chose, c’était qu’il passe la ligne d’arrivée 1er ou 2ème, peu importe, mais qu’on emporte le titre, c’était le plus important! Un grand merci à mon équipe Weider / Dome Racing, à mon co-équipier Takashi Kogure qui est mon meilleur rival en Formule Nippon et avec qui j’ai travaillé main dans la main pour gagner le GT et merci aussi à ma famille qui est venue me soutenir et avec qui je vais pouvoir fêter mon titre !”
Citation extraite du communiqué de Loïc Duval,
Claude Foubert




