Après avoir vécu l’épopée Marc VDS Racing Team de bout en bout sur le programme quatre roues, Sébastien Metz a rejoint Onroak Automotive. Ce passionné de technique et de prototype va amener toutes ses compétences au sein de l’entreprise sarthoise toujours en plein développement. Un nouveau challenge débute avec l’arrivée de la nouvelle LM P2 attendue pour 2017 et le soutien des clients actuels de plus en plus nombreux. L’association à trois regroupant Sébastien Metz, Philippe Dumas et Serge Lapierre pourrait bien faire mouche chez Onroak Automotive vu les qualités des trois dans leurs domaines respectifs. Après quelques semaines passées dans son nouveau costume, Sébastien Metz revient avec nous sur son nouveau challenge.
Le choix a été difficile ?
« Je n’ai pas fait de démarche. J’avais différents contacts avant la finale ELMS d’Estoril. Plusieurs offres se sont présentées à moi. Pour être franc, j’avais cinq offres intéressantes sur le plan technique. Ce n’est pas un secret que j’aime les prototypes. Le contact avec Jacques Nicolet et Philippe Dumas a toujours été bon. Nous avons discuté des projets en cours et le challenge m’a séduit. J’ai 15 ans de management ou d’exploitation derrière moi aussi bien au Dakar qu’en GT ou au Mans. Travailler pour un constructeur est intéressant et motivant. Le Mans, c’est quand même magique. Je débute un vrai challenge au sein d’une belle équipe. De plus, les nouvelles règles LM P2 sont intéressantes. »
Quel est votre rôle ?
« Je prends la direction du site du Mans d’Onroak Automotive. Cela comprend principalement la gestion quotidienne de l’activité LM P2 ainsi que le développement de la LM P2 2017, mais aussi le suivi de nos clients LM P2 actuels et futurs. »
Travailler directement au Mans représente beaucoup pour vous ?
« Je viens aux 24 Heures du Mans depuis 1996. En 2003, j’étais ingénieur châssis/pneus chez Team Goh avec une victoire aux 1000 km du Mans lors de la toute première course ELMS. L’année suivante, on remporte les 24 Heures du Mans avec le Team Goh. J’ai travaillé pour différentes équipes aux 24 Heures, du Ice Pol Racing Team à Racing for Holland. J’ai inscrit la Ford GT du Marc VDS au Mans. J’arrivais du Dakar en dernière minute et je me suis rendu in extremis au Mans pour déposer le dossier. Il y a toujours eu une part de chance mais ce ne sont que des belles histoires. Il faut avoir conscience que l’on vit de sa passion. Comme tous les métiers, il y a des choses compliquées à gérer. Fin 2015, je me retrouve au beau milieu du Technoparc à quelques mètres du circuit. »
Comment se passent vos débuts chez Onroak Automotive ?
« L’alliance avec Philippe (Dumas) est importante. Je respecte sa façon de travailler. Philippe, c’est la hargne sportive et moi la hargne technique (rires). Nous avons la même vision. Nous formons une très belle équipe au sein d’une équipe Onroak Automotive très compétente. Je retrouve la même envie de bien faire que chez VDS. »
Que gardez-vous de l’aventure avec Marc VDS Racing Team ?
« J’en retiens six belles années avec une victoire aux 24 Heures de Spa et un titre de champion en Blancpain Endurance Series. L’histoire sportive est là et nous avons marqué une partie de l’épopée GT. Nous avons construit quelque chose de fort avec Max (Martin) et contribué au développement de Markus (Palttala) et Nick (Catsburg). C’est pour moi une belle satisfaction car les trois méritent le plus haut niveau.
« Dans le développement des BMW Z4 GTE, M6 GTLM et M6 GT3, il y a un bout de Marc VDS Racing Team car l’équipe a participé au développement de ces trois autos. Il ne faut pas oublier la courte expérience en prototype et la 7ème place aux 24 Heures du Mans. »
Des regrets ?
« A titre personnel, je regrette de ne pas avoir pu transformer l’essai aux 24 Heure du Nürburgring avec une victoire qui est passée tout près. Je suis aussi déçu que Max (Martin) et Augusto (Farfus) n’aient pu décrocher la victoire aux 24 Heures de Spa. A tous les niveaux, l’expérience avec le Marc VDS Racing Team a été très belle. Humainement, c’était une vraie famille. On a rapidement montré une vraie expérience du sujet. Ce n’est pas pour rien qu’Ed Turner, qui a officié chez Audi Sport Team Joest, et Christian Deltombe, ancien ingénieur de Peugeot en LM P1, sont venus chez Marc VDS. Il n’y avait aucun ego dans l’équipe. »

